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Date
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vendredi 20 octobre à 20h30
samedi 21 octobre à 21h30
dimanche 22 octobre à 19h15
Lieu : Grenier
Durée : 1h15
Langue : italien surtitré en français
Origine : Italie
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Première en France
Conception / direction :
Enrico Casagrande et Daniela Nicolò
Conseil littéraire et musical :
Luca Scarlini avec : Dany Greggio et Nicoletta Fabbri
Participation à la vidéo : Silvia calderoni et Gaetano Liberti
Voix off : Andrea Riva
Editing audio : Nico Carrieri et Enrico Casagrande
Images vidéo : Daniela Nicolò et Simona Diacci
Diffusion / organisation : Sandra Angelini et Elisa Bartolucci
Administration : Cronopios
Production : Motus
avec le soutien de : Arboreto di Mondaino, Cango-Cantieri
Goldonetta Firenze, Inteatrofestival,
Province di rimini et region emilia romagna.
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Motus décrit et décrypte (et décrypte) le quotidien d’un couple de serial killers anglais des années 60. Coïncidences, incidences, incises de théâtre, de vidéo et de musique dans un matériau Fassbinder, dévoilent le spectre de l’épuration raciale.
A glimpse into the lives of a serial killer couple. Cuts, inserts, incidences, coincidences of theatre and video with references to Fassbinder.
Virtuose dans l’art de mêler inextricablement théâtre et vidéo, voix et sons, voici quinze ans que Motus crée des pièces aussi vivantes que cinématographiques.
Après L’Ospite à partir de Pasolini (présenté lors du festival TEMPS D’IMAGES 2004), la compagnie a fabriqué ses Petits épisodes d’après un texte de Fassbinder. Mais ce n’est qu’un matériau, tout comme les talentueux acteurs ne sont qu’un prétexte, ainsi que le scénario. Il s’agit toujours d’extraire la moelle d’œuvres issues de l’effondrement des idéaux pour mieux enquêter sur la façon dont les traces des totalitarismes s’enracinent et continuent à germer dans les milieux petit-bourgeois.
C’est l’histoire d’un couple meurtrier : Ian et Myra. Du célèbre fait divers, Fassbinder avait fait le grain de Pre-Paradise Sorry Now. Motus choisit de n’en pas retranscrire les épisodes extrêmes, mais au contraire de détailler une tranche de vie du couple dans son intérieur. Et là, au cœur des habitudes, des dentelles et papier-peint, Motus traque la prédisposition à la violence, zoome sur la transgression insidieuse qui fait tout trembler, se briser les tasses, tomber les vestes, chanceler les cloisons…Leur intimité se joue dans un salon, derrière un écran de plexi (puisque aujourd’hui tout se voit à travers un filtre) qui reflète des films suggestifs. Au fond du plateau, une porte coulissante perce une fenêtre sur leur chambre, cicatrice béante, ouverte sur leurs petites histoires de frustration, de narcissisme, d’excitation, de manipulation, autant de signes de leur haine exacerbée.
Le fascisme résonne. D’ailleurs, les micros HF des acteurs se transforment astucieusement en petites caméras fouineuses, permettant un « focus sonore » sur des comportements symptomatiques. Rendu bruyant, chaque geste est rendu visible dans sa cruauté. Le son amplifie l’image, notamment celle du rapport fétichiste aux cagoules, gants, haches, miroirs...
Représentation d’un monde où « anodin » ne veut plus rien dire, tant la violence contamine toutes les sphères de la vie, le nouveau spectacle de Motus lézarde les murs du théâtre.

En vis-à-vis du film :
Le Labyrinthe de Pan
Guillermo del Toro
A voir aussi les conférences :
Conférences 1 et 2 / Association Culturae
À découvrir aussi pendant les Nuits Curieuses :
A place, MOTUS (Performance théâtrale)
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