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Date
: samedi 14 octobre à 19h15 dimanche 15 octobre à 17h samedi 21 octobre à 15h dimanche 22 octobre à 14h
Lieu :
samedi 14 et dimanche 15 octobre :
La Courée de Collégien.
samedi 21 et dimanche 22 octobre :
Centre d'art de la Ferme du Buisson
Durée : 50 mn
Langue : français / anglais
Origine : France
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Première en France
Conception, chorégraphie, vidéo, interprétation : Alexandre Castres
Collaboration artistique :
Mikaël Serre
Création lumière : Marek Lamprecht
Technique : Till Botterweck
Ingénieur du son :
Konstantin Faust- olosowsky
Production : Théâtre Bathyscaphe
Coproduction et résidences de créations :
Festival TEMPS D’IMAGES : Tanzhaus NRW Düsseldorf, La Ferme du Buisson, Scène Nationale de Marne-la-Vallée / CND Pantin.
Avec le soutien de la Kunststitfung NRW.
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AILLEURS EN EUROPE /
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TANZHAUS NRW
Düsseldorf, Allemagne /
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« J’ai un ami qui a commencé la danse après avoir vu Starwars, il trouvait que c’était ce qui s’en approchait le plus. Ca me fascine. » Ce clin d’œil d’Alexandre Castres relève moins de l’anecdote qu’il n’y paraît… La chorégraphie n’est qu’une des formes possibles de la danse !
“I’ve got a friend who took up dancing after he saw star Wars…”
after all, choreography is just one possible form of dance !
Après avoir dansé cinq ans dans les pièces de Pina Bausch, Alexandre Castres pouvait craindre de se retrouver seul sur un plateau.
Il ruse en inventant un personnage-partenaire, Monsieur Zéro, avec lequel il joue… mais qu’il incarne. Les mouvements d’ensemble, c’est avec son environnement qu’il les trame. Danse écologique ? Peut-être bien.
D’ailleurs, des papillons lui sortent de partout et il y a, autour de lui, ces silhouettes de chiens tracées au sol à la craie. Enfin, dans la tête de Monsieur Zéro semble grouiller tout un peuple étrange que sa transe intérieure et sa méditation crue tentent d’exorciser. Bref, il n’est pas tout seul. Dans un décor de film policier, rayé jaune et noir, jonché de plots, de néons et de vidéos, il mène son polar en solitaire et nous enveloppe dans son atmosphère. Son étonnement face au non-sens de la vie prend l’allure d’un portrait-robot de la mort. Monsieur Zéro joue à mourir. Il « bat des bras » comme on battrait des ailes. Sa posture terrienne, ancrée, impulse une éblouissante danse du buste, fluide et élancée.
Alexandre Castres sait tout faire : danser, jouer, filmer… Mais, le comble de son savoir-faire, c’est de laisser sa vitalité insolite l’emmener ailleurs. Un sentir-faire. Les mouvements, les mots, l’imaginaire s’échappent, qu’un long souffle chorégraphique absorbe et redéploie dans une unité d’action. Frottant les textes du philosophe Cioran et de l’humoriste Desproges, il provoque la mort avec panache, en parle avec humour.
Si sa pièce était un film, ce serait un polar français des années 1960, dialogues d'Audiard… mais réalisé par Lynch…et avec l'inspecteur Gadget dans le rôle-titre !

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