Rico, the burlesque invented by Eric Duyckaerts and then "inherited" by Jean Gaudin, a character existing in unrestricted space, comes face to face with a panorama , the Palestinian public space where limits are real. Jean Gaudin and Rico are two faces of one and the same character: this artistic creation built on a choreographed aimlessness feeds on both reality and fiction and takes its form from meetings and the whims of the lands travelled over the years.
Rico, le personnage burlesque, inventé par Eric Duyckaerts et dont Jean Gaudin a «hérité », personnage de toutes les libertés, se confronte au paysage, à l’espace public palestinien et à ses limites. Jean Gaudin et Rico sont les deux versants d’un seul et même personnage : cette démarche artistique bâtie sur une errance chorégraphique se nourrit de réalité et de fiction et s’écrit au fil des rencontres et au gré des territoires traversés depuis quelques années. Le mur qui sépare la Palestine d’Israël est un espace d’expérience comme point de rupture ou de passage. Par sa présence et par la danse qu’il déploie autour et au pied de cette « frontière» concrète, le personnage de Jean Gaudin empoigne le réel de l’objet mur. Il lui fait perdre de son sens. Rico n’est qu’errance, d’un côté ou de l’autre, sans conscience des différences ; l’absurdité ne peut surgir alors que de l’obstacle. Métaphore d’un flux, cette danse provoque, éprouve et interroge les limites physiques de la ligne et des bords. Pour ce chantier, 5 jeunes cinéastes palestiniens sont invités à le filmer..
