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Date :
vendredi 19 à 21h,
samedi 20 à 18h,
dimanche 21 à 14h45
Lieu : Caravansérail
Durée : 1h15
Langue : français
Origine : France
Création temps d’images
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Conception et interprétation : le GdRA / Christophe Rulhes, Julien Cassier, Sébastien Barrier
Musique et texte : Christophe Rulhes
Mouvement et scénographie : Julien Cassier
Jeux d’acteur : Sébastien Barrier
Regard sur la dramaturgie : Jean Michel Guy
Regard extérieur : Mathurin Bolze
Images : Amic Bedel, Christophe Modica, Edmond Carrère
Montage, mise en image : Christophe Modica
Illustration, graphisme : Benoît Bonnemaison-Fitte
Création lumière : Adèle Grépinet
Création costumes : Céline Sathal
Construction décor : Pierre Pailhès, Sébastien Barrier
Direction technique, régie lumière : David Löchen
Création et régie son : Pedro Theuriet
Production, diffusion : Armelle Vernier
Coproductions et résidences de création : Agora scène conventionnée de Boulazac ; Le Channel scène nationale de Calais ; Culture Commune scène nationale du bassin minier du Pas-de-Calais. Coproductions : Parc de la Villette, Paris ; Le Carré des Jalles, Saint-Médard-en-Jalles. Résidences de création : TEMPS D'IMAGES 2007 / La Ferme du Buisson scène nationale de Marne-la-Vallée ; Les Migrateurs associés pour les arts du cirque / Le Maillon, Strasbourg ; le CREAC, Marseille ; L’Espace Périphérique, la Villette / Ville de Paris.
Résidence de construction : L’Usine lieu conventionné dédié aux arts de la rue, Tournefeuille.
Soutiens : Circuits scène conventionnée d’Auch Gers ; La Grainerie lieu de fabrique des arts du cirque, Balma.
Aides à la création : DRAC Midi-Pyrénées ; Conseil Régional Midi-Pyrénées ; Conseil Général de la Haute-Garonne ; Jeunes Talents Cirque.
Une production du GdRA.
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A physical drama made of words, songs and images that tells of three life paths, from the ordinary to the exceptional.
Singularités ordinaires met en scène trois récits de vie. Arthur Genibre, 86 ans, habite dans le Quercy. Dans un contexte fait d’injonctions fortes « tu seras cultivateur et rien d’autre» il a trouvé une position de musicien guérisseur, se cachant pour apprendre la musique et lisant ses œuvres « dans les astres ». Wilfride Piollet, 64 ans, est danseuse étoile retraitée de l’opéra de Paris. Elle dit s’être « marginalisée » en créant les principales pièces « post-modernes » du répertoire des années soixante-dix et quatre-vingt. Elle a « lâché la barre » pour créer sa propre pédagogie. Michèle Eklou-Natey, 41 ans, femme d’origine algéro-togolaise éduquée par une famille italo-arménienne à Marseille, passe son temps dans un bar où tout laisse à penser qu’elle est malvenue. On l’y appelle « la nègre ». Mais elle renvoie les mots, déjoue le racisme et laisse voir le bar comme un terrain de sincères élections affectives. Ces trois personnes, entre exceptionnel et ordinaire, vocation et bricolage biographique, dans des situations parfois très difficiles et conflictuelles, inventent des places et parviennent à se raconter de façon cohérente : elles tiennent debout, partagées entre la fragilité et la « capabilité » de l’être, comme la majorité d’entre nous... sans doutes.
Faite de dramaturgie physique, de chants, d’images, de verbe et de textes, Singularités ordinaires est une ode relativiste à ces trois identités narratives. Au-delà, la proposition souhaite magnifier les compétences de la personne fragile : Arthur, Wilfride et Michèle finiront par se croiser au cours d’une improbable rencontre, ils parleront de la modernité, de l’art et de leurs projets respectifs.
Le GdRA allie arts et sciences humaines. Il passe l’œil sociologique au prisme de l’esthétique. Sous forme de propositions artistiques, spectacles, installations, expositions, performances, rencontres avec les publics, il évoque des vécus ou des « terrains » proches ou lointains, au sens que donnent les ethnologues à ce terme. Il souligne une ludique nécessité : chercher un art des cultures communes, dont les formes se jouent des frontières disciplinaires.
Christophe Rulhes, diplômé de l’EHESS en anthropologie et en sociologie, prépare une thèse de doctorat intitulée Gens et gestes de l’art. Musicien, chanteur autodidacte depuis le plus jeune âge, il joue et compose pour le concert, le théâtre, la danse, le documentaire, la télévision, le cirque.
Julien Cassier, après une formation au Lido et au Centre National des Arts du Cirque, collabore à plusieurs créations en tant qu’acrobate, danseur, voltigeur, au sein de La Tribu iOta, Baro d’evel, Anomalie, la Compagnie 111, avec laquelle il joue cette saison Plus ou moins l’infini.
Sébastien Barrier travaille le texte, le boniment et le cirque à l’école du Lido de Toulouse. Il rejoint en tant que comédien la compagnie du Phun pour ses deux dernières créations. Il est aussi le personnage Ronan Tablantec dans le spectacle logorrhée Cirque cynique et maritime.

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